vendredi 26 juin 2009

Michael Jackson est mort...

Bon. Disons que j'ai observé une minute de silence quand je me suis couché. Mais je me dis: et après? On le compare à « l'Elvis Presley » des dernières décennies. En effet, on trouvera dorénavant des gens pour constamment nier son décès. Qu'il soit bel et bien mort ou non, le coup de pub fut phénoménal: les magasin ont apparemment été vidés de leur répertoire du « roi de la pop ». Bref, certainement assez pour rembourser les énormes dettes qu'il a accumulé au cours de sa vie. Mais est-ce assez pour effacer tous les scandales auxquels il a été associé depuis les quelques dernières années?

Rappelons-nous les soupçons de pédophilie qui ont longtemps pesé sur lui. J'ignore en fait ce qui était vrai ou faux dans cette histoire, et pour être bien franc, je m'en fous un peu puisque ça ne me concerne même pas; c'est ici une question qui concerne sa vie privée. Mais quand même, ça me fait sourire de voir des gens que je connais pleurer à chaudes larmes la mort de l'inventeur du moonwalk tout en tenant le discours qu'il faut pendre les pédophiles par les couilles. Quand on a révolutionné la musique pop, tout est pardonné en définitive. Remarquez, c'est la même chose en politique; quand Jean Pelletier est mort en janvier dernier, on a dit de lui que c'était un « grand homme ». Pelletier avait été l'un des principaux acteurs du scandale des commandites, exercice anti-démocratique exercé par le gouvernement du Canada lors du référendum sur la souveraineté en 1995. Pelletier, après sa mort est devenu quelqu'un de bien.

Les morts sont souvent les plus grands hommes.

Je ne mets bien entendu pas du tout Michael Jackson dans le même panier. Ce n'est qu'une analogie. Il a inspiré plusieurs artistes modernes, tels que Britney Spears et Justin Timberlake, qui façonnent le monde musical d'aujourd'hui. Je ne porterai pas de jugement sur ces artistes, mais cela démontre bien l'influence qu'il a eu au cours de sa carrière. 

Comme disais l'un de mes potes, il ne fait pas bon mourir le même jour qu'un artiste aussi populaire. Ce fut le cas hier de Farrah Fawcett, actrice née en 1962 et ayant notamment joué le rôle de Jill Monroe entre 1976 et 1981 dans la série américaine Charlie's Angels. Mais elle n'avait pas composé Beat It. Donc elle est passé presque inaperçue.

D'ailleurs, ça joue à fond du Michael Jackson en avant de chez moi au moment où j'écris ceci. Et je n'exclue pas la possibilité d'écouter moi-même Thriller, en espérant ne pas voir de morts-vivants...

2 commentaires:

  1. Je suis d'accord avec ce que tu dis.

    Seulement, adulons-nous simplement une icône ? Je crois que si. Les gens pleurent MJ, mais qui, de nos jours, pourraient affirmer être attaché à l'humain Michael Jackson, à sa personnalité, à ses actions. Certes, artistiquement, il exerce une inlfuence notable dans le monde la pop. D'une certaine manière, ç'aurait pu être n'importe qui. Que/qui pleurons-nous au juste ?

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  2. Justement, je me questionne sur les liens qui unissent tous ces gens à l'idole. Est-ce le fait que sa musique, peut-être omniprésente dans leurs vies, leur donne l'impression de le connaître personnellement? En fait, peut-être se sentent-ils intimement lié(e)s au personnage qu'est la vedette, à la façade publique, c'est-à-dire à l'icône. Je suis curieux de voir ce que les experts en psycho sociale auront à dire dans dix ans sur ces réactions.

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