L'alcool coule à flot au moment où j'écris ces lignes. Pas chez moi, notez-le bien, mais sur les Plaines et dans les bars, ça j'en suis convaincu. Si on est un francophone qui dit aimer le Québec, il est considéré normal que de se soumettre aux démons de l'alcoolisme à cette date. Remarquez, je ne porte aucun blâme. Que celle ou celui qui n'a jamais profité d'une telle occasion pour s'hydrater le gosier me jette la première pierre.
Ce qui me chicote davantage, c'est tout ce débat autour du caractère ethnique de la St-Jean. Selon certains, le 24 juin devrait se fêter uniquement dans la langue de Miron et nous devrions par le fait même exclure les communautés ethniques qu'on affirme vouloir inclure dans un Québec nouveau. Je ne sais pas pour vous, mais si j'étais à Toronto et qu'on me refusais de faire un numéro en français, ça ne me donnerait pas tellement le goût de découvrir une culture qui me refuse.
« Je ne voudrais pas faire partie d'un club qui me refuserais comme membre. » -Woody Allen
Alors, si on veux former un Québec inclusif et donner envie aux anglophones et aux allophones d'apprendre le français, n'est-il pas préférable de leur tendre la main? On ne se fait pas d'amis dans le rejet.
Quoiqu'il en soit, tâchons de passer une fête agréable! Une joyeuse St-Jean-Baptiste à toutes et à tous!
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