vendredi 26 juin 2009
Michael Jackson est mort...
mercredi 24 juin 2009
Bonne St-Jean-Baptiste
« Je ne voudrais pas faire partie d'un club qui me refuserais comme membre. » -Woody Allen
mercredi 17 juin 2009
Et un nouveau blogue fut (comme s'il n'y en avait pas déjà assez!)
On parle beaucoup, en ces temps de crise, de scandales financiers, de ces hommes qui font disparaître des milliers, voire des millions et même des milliards de dollars comme par magie, comme si le grand Houdini lui-même en était l'instigateur. Il est vrai que ces vols, où plutôt devrais-je dire dans un souci de rectitude politique ces « pertes », commis par certains grands maîtres de la sphère économique mondiale, ont rarement bénéficié d'autant d'attention que maintenant. Nous vivons, dit-on, la pire crise économique de l'ère de la mondialisation, en partie à cause des liens étroits qui composent maintenant notre quotidien empreint de la modernité consumériste. Les produits que nous utilisons à chaque instant sont fabriqués en Asie avec des matériaux provenant d'Afrique et vendus à des Européens et à des Nords-Américains. Les langues s'estompent au profit de l'english, nouvel esperanto économique servant (peut-être malgré ses propres usiteurs) à normaliser les échanges tant culturels que commerciaux entre les nations de la planète. On dit que les médias imprimés sont en train de disparaître au profit des médias en ligne, plus difficiles d'accès pour certaines personnes. On parle des épidémies qui font moins de morts que les maladies dites « courantes ». On dit beaucoup de choses.
Mais il y a aussi ce qu'on ne dit pas. Qui parle des génocides qui ont court en Afrique au moment où ces lignes sont écrites? Qui parle des monopoles qui se créent au niveau des ressources premières par les grands conglomérats énergétiques et par des compagnies comme Monsanto, qui font l'apologie de ressources alimentaires modifiées génétiquement pour ne pas engendrer de descendance? Qui mentionne encore la crise alimentaire mondiale, éclipsée par la crise économique (ou plutôt la crise du crédit, afin de mieux cataloguer cet avatar de notre folie dépensière), qui fait encore des centaines de milliers de victimes chez les populations africaines et sud-asiatiques? Un petit nombre de personnes le font. Elles sont peu nombreuses toutefois, puisque les crises qui se passent ailleurs semblent si loin. Trop souvent les pires crises sont celles dont on refuse de parler.
Je n'ai pas la prétention de connaître tout, encore moins de croire que mes prises de position sont toujours justifiées par des arguments convenables. Je suis soumis aux mêmes fautes de jugement qu'autrui. Mais je tente toutefois de ne parler qu'en connaissance de cause. Mon objectif est d'informer les gens, d'aiguiser leur curiosité et de susciter chez eux une prise de position et un intérêt pour les événements qui marquent notre ère, au risque de me faire contredire, calomnier et renier. Je veux comprendre les gens, je veux comprendre ce qui motive chaque action, chaque parole. Déjà, si j'aide une personne à mieux comprendre un sujet, voilà mes efforts justifiés.
J'espère ne pas être trop pénible à lire!